L’eau du SIEP : une ressource naturellement préservée

Le SIEP de la région de Jurançon utilise une ressource en eau souterraine naturellement préservée pour fournir de l’eau potable à 70 000 habitants, le tout à un prix raisonnable.

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C’est principalement grâce aux acquisitions foncières, engagées depuis plus de 30 ans, que le SIEP de la région de Jurançon a pu préserver la qualité de l’eau souterraine captée au travers de ses forages. Chaque année, ce sont 6 à 7 millions de mètres cubes d’eau qui sont produits et rendus potables avant d’être distribués à l’ensemble des abonnés. Cette eau ne subit aucun traitement si ce n’est une légère chloration, obligatoire en France pour l’eau destinée à la consommation humaine.

 

——————————-  Pour aller plus loin  ——————————-

 

« Cette eau souterraine est par conséquent naturellement filtrée»

SIEP DE LA REGION DE JURANÇON

Le SIEP de la région de Jurançon est un Syndicat de commune qui a pour mission exclusive de produire et de distribuer de l’eau potable sur 22 communes, pour un total de 31 200 abonnés, soit environ 70 000 personnes. Créé en 1935, c’est le plus ancien Syndicat d’eau du département des Pyrénées-Atlantiques.

En France, les captages d’eau potable sont protégés par trois types de périmètres : le premier, périmètre de protection immédiate, possède une clôture et des restrictions d’usage très strictes et est en surveillance continue ; le périmètre rapproché, un peu plus grand, dépend des caractéristiques de l’aquifère et de la vulnérabilité de la nappe. Il protège le captage de certaines activités ou dépôts qui pourraient mettre en danger la qualité de l’aquifère et du forage ou du puits. Enfin, le périmètre de protection éloigné possède quelques réglementations plus souples mais ne présente pas un caractère obligatoire.

Pour fournir de l’eau potable à ses abonnés, le Syndicat possède une dizaine de forages ou de puits répartis sur trois communes. L’ensemble permet de fournir environ 6 millions de mètres cubes d’eau par an. L’eau provient d’une nappe d’eau souterraine dite « alluviale ». Issue des précipitations (pluies) d’une part et des eaux du Gave de Pau d’autre part, elle s’infiltre dans les alluvions qui sont constituées d’un ensemble de galets, de graviers et de sables. Ainsi, ces alluvions filtrent naturellement l’eau souterraine. La particularité de cette eau est qu’elle ne subit aucun traitement physique ou chimique avant d’arriver au robinet du consommateur, si ce n’est une simple chloration afin de la rendre potable conformément au Code de la Santé Publique. Sa qualité physico-chimique et bactériologique est sanitairement irréprochable. Les concentrations en nitrates et de pesticides, qui sont plus rarement détectés, sont très largement inférieures aux normes en vigueur, comme le prouvent les 347 analyses effectuées chaque année. La mesure moyenne des nitrates est seulement de 5 mg/L alors que la norme de potabilité est établie à 50 mg/L. Les pesticides qui peuvent être détectés de 0 à 1 fois par an [1], le sont à des concentrations extrêmement faibles, de l’ordre du dixième de nanogramme par litre (dix fois inférieur à la norme sanitaire déjà très stricte).

Très en avance sur son temps, le SIEP de la région de Jurançon a fait l’acquisition de parcelles agricoles ou boisées autour des forages et des puits pour garantir et conserver la meilleure qualité d’eau possible. Ces acquisitions foncières permettent de maîtriser une grande partie des terres situées dans les périmètres rapprochés et de favoriser le type d’agriculture le plus sain et le moins polluant pour l’eau, telles que les prairies permanentes de fauche. En tout, ce sont près de 70 hectares qui permettent de protéger la qualité de l’eau souterraine. Une partie de ces parcelles est désormais classée Zone Natura 2000 ou possède le statut d’espace boisé classé. La qualité de l’eau des forages et des puits est ainsi préservée, et le SIEP peut fournir une eau d’excellente qualité à ses abonnés.

Sources :
http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=1226 (Infos chloration)

http://www.siep-jurancon.fr/index.html

 

 

[1] : il s’agit généralement de l’atrazine qui est un herbicide du maïs interdit depuis 2003, mais qui est aussi très persistant dans le sol (rémanent).

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